Vanité des vanités, tout est vanité 🇫🇷

Cet après-midi, j’ai regardé des vidéos et lu sur la disgrâce qui s’est produit il y a quelques jours sur la Marmolada, un magnifique glacier des Dolomites (dans les Alpes italiennes).

Glacier de la Marmolada

La montagne, cette montagne que j’aime tant et où j’ai séjourné en 2014, a fait onze morts: onze cœurs qui se sont arrêtés de battre. Combien seront les yeux qui se seront mis à pleurer ? Certainement beaucoup.
Onze cœurs que j’imagine pleins de projets, d’éspoires, de rêves et qui ne battent plus.
Le simple fait d’y penser remplit mon cœur de tristesse et les larmes mouillent mes yeux.
Cela m’arrive pour ces gens que je ne connais pas, parce que j’ai l’impression qu’ils sont frères: des frères inconnus, mais mes frères.

J’en suis sûr, chaque être humain est mon frère, et c’est pour cette raison que je souffre quand je vois qu’il y a encore des guerres, des meurtres, des viols, de l’exploitation, des injustices…
« Vanité des vanités, tout est vanité » peut-on lire dans le livre de l’Ecclésiaste de la Bible. Tout ce qui est matériel, atteignant le pouvoir ou la renommée ne sont que des mirages qui causent le mal que nous observons dans notre monde et ne laissent que le vide le plus absolu chez ceux qui les poursuivent.

Je ne nie pas que la matière ait une grande capacité de séduction que j’ai moi-même expérimentée et continue d’expérimenter.
Cependant, j’ai vérifié que c’est quand je traite les autres comme des frères que je me sens vraiment heureux, quand j’arrive à faire sourire une personne qui souffre, quand je suis authentiquement humain.
Cette société malade que nous avons créée essaie de me faire croire que si je «deviens quelqu’un», si je peux me payer une maison ou une voiture plus agréable, ou voyager dans des endroits exotiques, je serai vraiment heureux.
Et c’est pour éviter de tomber dans ce piège doré que je vais parcourir cet été les 300 kilomètres qui séparent Rome d’Assise (la ville de Saint François).

LA VIA DE FRANCESCO

Et ce n’est pas un hasard si tel est mon destin : en renonçant à la richesse, saint François nous a appris où se trouve la vraie richesse et je suis sûr qu’en suivant ce chemin, je pourrai me connecter plus profondément avec ma vraie nature, avec une vie qui a le goût de la vie.
Le chemin m’attend, je ne la laisserai pas attendre.
Nous nous rencontrerons en chemin

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